Psychopraticien et coach humaniste

Psychopraticien et coach humaniste

Au cours de ma formation de psychopraticien, je découvre le psychologue humaniste Carl Rogers, au hasard de mes lectures. Enthousiasmé par son approche centrée sur la personne (ACP), je me documente sur ses travaux, mais aussi sur la psychologie humaniste en général. Je choisi alors de m’orienter vers une approche humaniste de la thérapie. C’est ainsi que je devient psychopraticien et coach humaniste. Je vais ici vous expliquer ce qu’est cette psychologie humaniste sur laquelle je me base pour vous accompagner.

Qu’est-ce que la psychologie humaniste ?

C’est une étude du fonctionnement comportemental, intellectuel et psychique de l’être humain qui s’appuie sur une vision positive de ce dernier. Le patient n’est pas un malade, mais une personne qui souffre parce qu’elle n’est pas en phase avec elle-même. Mais si cette dernière se comprend, elle peut trouver son équilibre.

Abraham Maslow, le précurseur

Les prémices de la psychologie humaniste apparaissent dans les années 40 avec le psychologue Abraham Maslow. Ce dernier s’interroge sur les secrets des hommes exceptionnels, et il fera de ce questionnement l’étude de toute une vie.

Abraham  Maslow identifie différents types de besoin liés de l’être humain, et les « hiérarchise ». Pour lui ces besoins sont tous présents à un instant T dans des proportions différentes. Mais à cet instant T, certains peuvent être assouvis et d’autres non, en raison de la « hiérarchie » qui existe entre ces besoins.

Les besoins fondamentaux  sont dans l’ordre :

  • D’ordre physiologique (survie physique) : manger, boire, dormir, respirer, etc..
  • La sécurité (survie sociale) : la sécurité, la stabilité, la protection, la loi, les droits, etc..
  • L’appartenance (survie sociale) : la relation humaine, la communication, l’intimité, le partage, etc..
  • L’estime (survie intérieure) : la reconnaissance (des capacités, des compétences, de la créativité, etc..), l’ambition, etc..
  • L’accomplissement de soi (vie intérieure) : développer son potentiel, être authentique, être autonome, être satisfait, etc..

Il y aussi les besoins ontiques, ceux qu’on ne s’explique pas, qu’on a du mal à définir. Ils gagnent en importance à mesure que les besoins fondamentaux sont réalisés : besoin d’amour, de vérité, de connaissance, d’esthétique…

Abraham  Maslow pense que, si une carence alimentaire peut causer des maladies, un besoin non encore assouvi (ou non assouvi dans le passé) peut être à l’origine d’un trouble psychique. Pour résoudre ce trouble il suffit donc d’accompagner l’humain dans son développement.Car il est possible de l’aider à combler le manque en profitant de son besoin inné à s’auto-actualiser pour s’accomplir.

Carl Rogers, les attitudes psycho-thérapeutiques

Nuage de mots - Coach humaniste
Dans les années 50, le psychologue Carl Rogers lancera, l’un des premiers courants thérapeutiques s’inscrivant dans cette approche humaniste. Selon Carl Rogers les ressources de l’individu sont étouffées par la perception qu’il a de lui même et des autres.  Et comme Abraham Maslow, il pense qu’il existe des conditions favorables dans lesquelles le potentiel d’un être humain peut se réaliser. Il y a donc une attitude qu’un coach humaniste peut prendre afin de permettre au client de se comprendre, de s’accepter et de trouver par lui-même de processus d’accomplissement de soi qui lui correspond le mieux. Car il n’est pas question d’ informer empiriquement le patient des causes et remèdes à son trouble psychique. Le coach humaniste souhaite donner à son client les clefs qui lui manquent pour être conscient de ses qualités mais aussi de ses axes d’amélioration. Ainsi, ils pourront déterminer le plan d’action à mettre en oeuvre ensemble.

Carl Rogers imaginera l’approche centrée sur la personne (ACP). L’ACP se caractérise par 3 attitudes thérapeutiques qui permettent de relancer la tendance naturelle de l’être humain à s’auto-actualiser :

  • L’empathie : Capacité à se mettre à la place de l’autre, à essayer de comprendre son ressenti, ses émotions, ses sentiments, etc. afin de mettre en évidence tout ce qu’on ne verrait pas autrement.
  • La congruence : Capacité à être authentique, honnête avec l’autre, à lui dire ce que l’on pense vraiment, sans ce cacher derrière la façade du professionnel par exemple.
  • Le regard positif inconditionnel : Capacité à ne pas juger, ni évaluer l’autre, à respecter l’autre.

Ces 3 attitudes permettront d’instaurer un climat de confiance entre le coach humaniste et le patient, ce qui permettra à ce dernier d’oser être lui même, d’oser se faire confiance.

Le patient pourra alors explorer son expérience sans la déformer, prendre conscience de ce qu’il est, décider de ses objectif.

Une vision positive

Il existe évidemment d’autres courants psycho-thérapeutiques humanistes tels que la Gestalt Thérapie, la Logothérapie, etc.. Bien que différents les uns des autres, tous voient l’être humain comme fondamentalement bon et ayant la volonté et la capacité de s’épanouir, mais entravé par son environnement. Et tous imaginent la relation bienveillante comme tremplin à l’accomplissement de soi.